avr 24

2010_138-princesse

Ulûpi, princesse chipie.

Cesse donc de faire des caprices petite Ulûpi,

Tu fais tourner tout le monde en rond petite chipie.

Ton père ne pense qu’à toi,

Tu sais très bien manier le cerf-volant grâce à tes doigts.

Mais as-tu appris la politesse,

Comme toutes les princesses ?

Ne penses-tu pas trop exagérer avec tous tes caprices ?

On devrait te nommer la grande Chipie-Miss !

Jeanine Nguyen


avr 24

2010_137-noe3

Homère

Canard solitaire

Ayant peur de la mer

Profitant du soleil

Son bec jaune miel

Lui permettait de happer

Quelques morceaux de poulet

Quand son plumage chaleureux

Se blotissait sur mes genoux

Je me sentais heureux

En caressant son plumage doux

Alors il s’endormait

Et je me mettais à siffler

Ce canard était un poème

Et beaucoup de gens l’ aiment.

Loïz Le Frapper


avr 24


avr 24

Enseignante en collège, je propose à tous mes élèves de sixième de participer au concours Livre, mon ami et ce, depuis sa création.

J’y vois un premier intérêt psychopédagogique : les élèves sont heureux de poursuivre une action dans laquelle ils se sont tous investis en CM2. Souvent impressionnés par le collège, ils ont déjà un projet commun à partager. Le pont entre ces deux niveaux est ainsi bien réel et donne à chacun l’occasion de s’exprimer en terrain “connu”.

Participer à Livre, mon ami ne remet pas en cause toutes les actions de lectures suivies propres à certains établissements et qui présentent de nombreux avantages au quotidien, avec des objectifs et des enjeux complémentaires. Ces choix correspondent aux besoins pédagogiques -légitimes- des enseignants.          L’ ambition de Livre, mon ami est d’éveiller et d’aiguiser différemment l’esprit des enfants, de créer des liens, de donner le goût et l’envie de lire… La sélection des ouvrages, très éclectique, retenue par les membres de l’association, s’efforce de respecter les attentes des enfants et d’ouvrir ces apprenants à de nouvelles pratiques culturelles de la lecture. Portés par le goût du challenge et l’élan médiatique, les élèves en difficulté lisent sans doute plus facilement dans le cadre d’une telle opération. Il n’y a plus de bons ou mauvais lecteurs, et à l’issue du concours, chacun est récompensé par la venue de l’auteur.

Ce projet m’a également permis de  créer une relation privilégiée avec une classe d’enfants malvoyants du primaire : avec beaucoup de générosité et de fierté,  les élèves de 6ème lisent des extraits choisis à leurs camarades, leur offrant ainsi l’opportunité d’être impliqués officiellement dans l’opération. 

Favorisant l’écoute et l’esprit critique, les débats argumentés lors du vote sont toujours très animés, devant un public d’enfants, d’enseignants mais aussi de parents d’élèves hautement motivés.

Avec les nouveaux programmes qui privilégient les oeuvres patrimoniales, Livre, mon ami est plus que jamais une magnifique passerelle pour TOUS les enfants.

Les élèves d'Auteuil en compagnie de Véronique Lehoullier et de Marie Aude Murail au Centre Cultuel Tjibaou

Les élèves d'Auteuil en compagnie de Véronique Lehoullier et de Marie Aude Murail au Centre Culturel Tjibaou


avr 08

Les objectifs essentiels de l’opération Livre, mon ami concernent le développement de la lecture plaisir ainsi que l’éducation à la citoyenneté en amenant les enfants à confronter leurs opinions et argumenter les raisons de leurs choix. Aussi, afin de les placer dans une véritable posture de lecteur, je vous propose une “Charte du bon lecteur” qui précise les droits et devoirs de chacun. Cette charte pourrait servir de point de départ à l’opération de lecture, après approbation par les élèves qui s’engagent à participer au projet. Ce document n’est qu’une piste possible pour favoriser l’adhésion des enfants.

Helène Poircuitte -Conseillère pédagogique - Direction de l’enseignement de la Nouvelle - Calédonie.

La charte du bon lecteur “Livre, mon ami”

Mes droits

- J’ai le droit de lire à haute voix

-J’ai le droit de lire n’importe où (en classe, en étude, à la maison, dans la cour de récréation…)

- J’ai le droit de ne pas finir le livre

- J’ai le droit de relire

- J’ai le droit d’aimer un livre

- J’ai le droit de ne pas aimer un livre

- J’ai le droit de demander de l’aide pour lire un livre

- J’ai le droit de partager mes lectures avec les autres

Mes devoirs

- J’ai le devoir de prendre soin des livres

- J’ai le devoir de respecter les délais d’emprunt

- J’ai le devoir d’essayer de lire tous les livres

- J’ai le devoir de parler de mes lectures

- J’ai le devoir de justifier, d’argumenter mes choix

- J’ai le devoir de respecter la liberté et le choix des autres lecteurs.

Je m’engage à respecter cette charte et à participer à l’opération Livre, mon ami

Date et signature du lecteur:

Le document au format PDF : Charte du lecteur


fév 15

« Dès le lendemain de mon arrivée à Nouméa, on m’a demandé mes impressions sur la Nouvelle-Calédonie… Voilà dix jours que je circule, que je regarde, que j’écoute, et ma conclusion, c’est celle-ci : je suis épatée.

Épatée par les CM2 d’Adrienne Lomont qui ont ponctué de rires ma lecture à haute voix, par les collégiens de Yaté qui m’attendaient en chansons, par ceux du collège Louise Michel de Païta qui avaient décidé d’adopter des mots en V, vital, valeur, vocation, vif-argent et n’oublions pas : voter, qui m’ont écrit des cartes postales timbrées à leur effigie pour m’inciter à voir le phare Amédée (c’est fait) et le centre culturel Tjibaou (m’y voici). J’ai été épatée, oui, par les 6èmes du collège Ste Marie de Païta qui avaient mis en scène chacun de mes pas, colliers à l’arrivée, danses mélanésiennes par des garçons plus virils que ça y a pas (les gloussements des filles en témoignaient), poème en acrostiche sur mon nom, pièce des théâtre et cadeaux d’adieu, à peine si on m’a laissé le temps de faire mon job. À Ouvéa, dos à l’église, face à la mer, j’ai vécu un moment magique. Quelque 150 jeunes ont transformé mon petit 22 ! en bande dessinée, en danse sur le V, en poème aux allures de slam : « Passer ou trépasser ? Nous préférons outrepasser, car vivre sans une lettre de l’alphabet, c’est effacer aux mots toute leur beauté ». À Koné, j’avais du courrier : « Je m’appelle Boris Guichard et j’ai 11 ans, j’ai adoré votre livre Dinky rouge sang, je l’ai lu en une soirée, j’étais littéralement absorbé. Et j’ai tellement aimé votre livre que cela m’a donné envie d’être écrivain, je crois que ça demande beaucoup de travail mais donne aussi beaucoup de plaisir. » Boris, je te dirai ce que m’a dit un jour mon prof de faculté : « J’attends de trouver tes livres en librairie ». À Népoui, la documentaliste avait trouvé comment associer les plus grands à l’opération Livre mon ami, car ce sont les 5èmes qui ont donné la comédie aux plus jeunes en mettant en scène la SPMM, la société protectrice des mots et des métiers. Et puis il y a eu les petits CM2 de Népoui. Je me suis crue dans une classe Freinet où chaque gosse sait ce qu’il a à faire, parle en te regardant dans les yeux, chante en sachant placer sa voix, lit en mettant le ton. En entrant dans cette classe, j’ai eu le temps de happer sur le tableau noir la leçon du matin. Voix active, voix passive. Je leur ai dit :

- Les enfants de Népoui ont accueilli Marie-Aude Murail. Mettez-moi ça à la voix passive.

Et eux au quart de tour :

- Marie-Aude Murail a été accueillie par les enfants de Népoui.

Les CM2 de Népoui, ils ont tout bon. Et les gosses de Hienghène qui sont arrivés jusqu’à moi, épuisés d’avoir fait la transversale en autocar, ils ont encore eu le courage de m’écouter et ils m’ont laissé leurs textes dont l’un disait : « La vérité comme le mensonge, ça fait mal. M’aimeras-tu encore si je te la dis ? » Ils ont dix, onze ans, ils trouvent déjà leurs mots parce qu’ils se sont déjà frottés aux livres. Et ce sont les collégiens de Plum qui m’ont posé LA question, celle qui résume toutes celles qu’on m’a posées :

- Pourquoi écrivez-vous ?

Et à Plum, j’ai répondu comme Jean-Paul Sartre dont j’ai relu Les mots dans ma chambre d’hôtel à Nouméa :

- J’écris pour être lue.

Mais je n’imaginais pas en écrivant 22 ! dans ma chambre à Orléans que je serais lue en Nouvelle-Calédonie par des farfelus qui me mettraient dans une sélection, celle de Livre mon ami, et que ces mêmes farfelus me feraient lire par plus de 9000 enfants d’ici. À la vérité, quand on m’a prévenue que j’étais en lice avec dix autres auteurs, j’ai mis la lettre sous une pile sans y croire. La Nouvelle-Calédonie, c’était bien loin, loin comme mes 20 ans quand je chantais : « Il vaudrait bien mieux partir, s’en aller d’ici, partir, et foutre le camp en Calédonie »… Alors, quand j’ai reçu le coup de fil de Brigitte Simon qui m’a avertie : « C’est vous, les enfants vous ont choisie », ça a été un peu la panique à bord et le branle-bas de combat. J’ai tout fait pour venir, et venir en famille. Je n’ai pas pu rencontrer mes 9000 lecteurs, mais ceux que j’ai rencontrés, ils m’ont épatée. Tout simplement, parce que les enfants d’ici, vos enfants, sont épatants, et ils l’ont encore prouvé aujourd’hui. À eux, à leurs enseignants, bravo, à Livre, mon ami, à ceux qui sponsorisent l’opération et aux médias qui donnent de la visibilité à tout ce travail souterrain, merci. »

… à ce discours, j’ajouterai que le meilleur était encore à venir puisque je suis ensuite allée au collège Georges Baudoux, et à celui de Porte de fer ainsi qu’à l’école Charbonneaux. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu en métropole de rencontres mieux préparées. J’ai fait provision d’images et d’émotions pour traverser l’hiver orléanais et j’ai quitté les enfants avec leur refrain dans la tête : « Mais où que je sois, où que m’emmènent mes pas, mon cœur est en Calédonie ».

Marie-Aude Murail


fév 13

Née en septembre 1964 à Thun, en Suisse, mariée et mère de trois garçons scolarisés à Nouméa, elle a passé son enfance en Suisse entre langue allemande et française. Diplômée en 1985 en tant que Kindergärtnerin (maîtresse d’école enfantine) elle travaille en Suisse, puis en France successivement en crèche, école publique, puis en milieu médico-social. Les dernières années, en qualité d’éducatrice, ont été essentiellement consacrées à l’expression artistique des jeunes porteurs d’handicaps, en poterie, sculpture et peinture notamment. Du temps libre consacré en partie à peindre, à sculpter sur la pierre avec les ciseaux, la stéatite et le bois et à des stages de poterie et de tour, à des cours de peinture… et les premières expositions d’ateliers dans le Jura.

Il y a 6 ans, premier contact avec la Nouvelle Calédonie en rendant visite à la famille, puis installée depuis septembre 2008 à Nouméa, pour 2 ans et demi encore,voire plus, qui sait. En projet pour 2010 : une exposition de peintures et de sculptures réalisées à Nouméa.


fév 10

Grâce au choix des élèves de CM2 et de 6e plébiscitant le roman « 22 ! », les Calédoniens ont eu la chance de recevoir Marie-Aude Murail, qui nous a fait découvrir une autre approche de la littérature par la mise en voix des extraits. En l’entendant lire, on se dit que la voix est un prodigieux instrument de musique qui donne chair aux mots et vie aux textes. Il nous reste à souhaiter que les enseignants adoptent cette démarche vivante pour susciter l’intérêt de nos jeunes pour le livre au sein des classes, afin qu’ils s’engagent ensuite sur le chemin de la lecture buissonnière et autonome.

L’auteur nous a également ouvert les yeux sur nos écoliers et collégiens qui l’ont « épatée » par leur vivacité, leur curiosité, leur créativité et leur ingéniosité. Motivés par cette opération culturelle Livre, mon ami et portés par ce projet collectif d’accueillir l’écrivain lauréat, les élèves se sont fortement investis dans des créations musicales, plastiques, poétiques, théâtrales, honorant ainsi à leur façon l’illustre invitée. Des liens de sympathie se sont tissés entre Marie-Aude Murail et les enfants, qu’elle voyait avec un regard attendri et bienveillant. Considérés avec respect, ils lui ont manifesté leur pleine confiance. Détendus par son humour, ils lui ont exprimé leur connivence. La littérature peut donc être vécue comme un dialogue enrichissant lors de ces rencontres entre une grande dame à l’esprit vif et des jeunes lecteurs aux multiples ressources.

Des actions innovantes sont à souligner, telle l’implication des élèves de 5e au GOD de Népoui, élargissant l’opération Livre, mon ami au-delà du cercle des 6e. L’esprit d’initiative, pilier 7 du socle commun des connaissances et des compétences, a du sens pour ces hôtes préadolescents qui parviennent à l’exercer sans contrainte. La fierté pouvait se lire dans les yeux des jeunes d’Ouvéa qui se sont métamorphosés en comédiens, danseurs, slameurs, offrant à l’auteur leur interprétation singulière du roman, complétant celle de leurs camarades sur l’ensemble du territoire.

L’engouement des parents et grands-parents pour Livre, mon ami s’affirme d’année en année, eux qui n’hésitent pas à acheter toute la série pour leurs enfants, qui ont plaisir à lire la sélection, qui sont sous le charme d’une conférencière si différente de leurs représentations, si apte à faire partager son amour de la littérature.

L’engagement des bibliothécaires et des documentalistes constitue un véritable facteur de réussite ; au cœur de la mission pédagogique et éducative dans leur établissement et dans leur quartier, ils assument un rôle de premier plan pour que soit pérennisée cette opération culturelle à l’entrée de sa treizième année. Un grand nombre d’enseignants de CM2 et de 6e ont compris que Livre, mon ami peut s’intégrer dans les programmes, dans lesquels il est recommandé de faire lire une dizaine d’œuvres par an, de donner du sens à la littérature et de vivifier l’acte de lire par des démarches créatives et vivantes, d’aider les élèves à exploiter leur sensibilité esthétique pour devenir à leur tour des lecteurs et écrivants éclairés.

Marie-Aude Murail a su nous convaincre que la littérature relève de la culture du cœur, celle qui stimule l’ensemble du comité de lecture et des membres organisateurs, celle qui donne du sens aux missions de tous les responsables institutionnels et politiques de la Nouvelle-Calédonie.

Annick Le Bourlot
Inspectrice d’académie- Inspectrice Pédagogique Régionale de lettres
Pour le Pacifique sud


fév 03

Les incriptions à l’opération Livre, mon ami se font sur volontariat des professeurs, instituteurs, documentalistes et bibliothécaires.

Les demandes doivent être adressées à l’association Livre, mon ami - BP 15432 - 98804 - Nouméa Cédex, le dernier  délai est fixé au vendredi 19 mars 2010. Pour tous renseignements complémentaires n’hésitez pas à contacter Jenny au : 27 87 86.

Les classes et les bibliothèques inscrites s’engagent à faire participer les élèves qui devront :

- lire les dix ouvrages de la sélection de mars à août et échanger durant le même temps autour de leurs lectures ;

- choisir le livre qui les passionne et effectuer un classement des 10 ouvrages en fonction de l’intérêt qu’ils ont pris à leurs lectures ;

- nommer un élève délégué chargé d’exprimer les choix de ses camarades lors du scrutin territorial, le  mercredi 25 août 2010.

Télécharger et imprimer :

le Bulletin d’adhésion

la Fiche d’inscription


déc 08

Bonjour,

C’est avec une grande joie que je viens d’apprendre que mon livre La dame qui dormait sur les bancs fait partie de la sélection 2010 de votre merveilleux prix.

On dit : jamais deux sans trois, espérons donc que cette année sera la bonne. En effet, en 2003, je termine second avec La ville qui rend foot derrière Thierry Lenain. En 2003, je termine troisième avec Le jour où j’ai raté le bus. Et cerise sur le gâteau, le lauréat 2007 est Sophie Rigal avec J’ai effacé la maîtresse un livre que j’ai édité (je suis le responsable éditorial de la collection Cannelle chez Rouge Safran).

Je ne désespère donc pas un jour de fouler le sol de votre lointain territoire. Encore bravo pour votre travail auprès des enfants.

Amicalement,

Jean-Luc Luciani

site: http://aujourlejour.fee.fr